Mauléon
et communes associées

La Chapelle-Largeau
La Chapelle

Mauléon
Le Château

St Aubin-de-Baubigné
La Durbelière

Mauléon
L'Abbaye

Moulins
La Corbelière

Rorthais
Aérodrome

Le Temple
Etang

Mauléon
Saint-Jouin

De Cité Castrale à Cité du Cuir : il était une fois Mauléon…

Plus de 1000 ans d’histoire

C’est à l’époque romane que l’on peut vraisemblablement placer la fondation de la cité actuellement appelée Mauléon.

Le nom de « Malo leone » apparaît pour la première fois en 1080 sur un document du cartulaire de Marmoutier, puis sous la forme « Mauleonium » dans le cartulaire de l’abbaye de la Sainte Trinité de Mauléon.  

Plusieurs découvertes témoignent, et notamment celle du dolmen de Château-Gaillard, que Mauléon fut habitée dès les âges préhistoriques.

Plus tard, la proximité de la voie romaine de Poitiers à Nantes et la situation exceptionnelle de la cité en un point stratégique contribuèrent à lui donner une certaine importance et permet notamment le développement des échanges commerciaux.  

La présence d’un château à Mauléon est mentionnée pour la première fois au XIe. Autour de cette motte féodale et de l’église Saint-Melaine se développe une première agglomération qui englobera à terme les paroisses voisines.  

En 1090, Foulques de Mauléon est le premier seigneur de Mauléon auquel succède Raoul 1er et Geoffroy de Mauléon. La cité s’étend ensuite vers le sud avec l’implantation de l’Abbaye de la Trinité au XIIe.

Parallèlement, une autre agglomération se développe le long de l’Ouin à Saint-Jouin-sous-Châtillon.

Au XIIIe, Savary de Mauléon est l’une des figures marquantes de la lutte franco-anglaise. Il défend successivement les intérêts des rois de France et des rois d’Angleterre. A sa mort, la seigneurie échoit à Raoul de Mauléon puis, à la disparition de ce dernier en 1253, à Aimery, vicomte de Thouars. Depuis cette période et jusqu’au XVIIIe, Mauléon demeure aux mains des seigneurs de Thouars. 

Du XIII au XVe, les différentes paroisses sont réunies au sein d’une enceinte urbaine traversée par un axe de communication d’Est en Ouest: la Grand’Rue et par un axe secondaire du Nord au Sud.  

Disputée pendant les guerres de Religion en raison de sa position stratégique et de l’opulence de son abbaye, la ville est prise et reprise plus de six fois par les troupes huguenotes ou catholiques. La ville et son château subissent alors d’importantes destructions.

En 1642, Richelieu achève de donner le coup de grâce à la forteresse de Mauléon en ordonnant de raser systématiquement les tours et les remparts. 

En 1736, la seigneurie de Mauléon appartient à Alexis Madeleine, duc de Châtillon qui, en raison de ses fonctions de gouverneur du Dauphin, obtient que la baronnie soit érigée en duché-pairie et rebaptisée Châtillon-sur-Sèvre.

En 1793, le passage des troupes de Westermann au cours des guerres de Vendée entraîne la destruction d’une partie de la ville et des édifices religieux. 

Il s’ensuit au XIXe, une période de reconstruction et de grande prospérité commerciale et industrielle. L’abbaye et l’église de la Trinité sont reconstruites, le bourg s’agrandit et occupe une position stratégique entre l’Anjou et le Poitou. Un champ de foire est aménagé aux abords de la nouvelle abbaye. 

En 1965, les communes de Châtillon-sur-Sèvre et de Saint-Jouin-sous-Châtillon fusionnent et le nom de Mauléon réapparaît.

Un passé industriel toujours lisible lié au travail du cuir

 

Au cours des deux derniers siècles, la Ville de Mauléon a connu l’essor, puis le déclin industriel, racontant ainsi une histoire autour du travail du cuir.

C'est au XVIIe que l'histoire du cuir commence sur le territoire. En 1670 Madame Poyaud, notaire à Chatillon, achète plusieurs terrains sur les bords de l'Ouin pour l'installation d'une tannerie artisanale. En 1734, la tannerie artisanale devient industrielle avec l'édification de nouveaux bâtiments. Ce sont les bâtiments de l'actuel "Emmaüs". Ce sera un des lieux les plus importants de l'histoire industrielle du Mauléonais.

Après les destructions de la révolution et des guerres de Vendée, les bâtiments sont reconstruits par Paul et Pierre Poyaud. Ils entreprennent en parallèle la fabrication de chaussures. 

En 1829, un beau-frère, Jacques Jarry, tanneur à Nueil-les-Aubiers, leur succède. En 1865, la direction de la tannerie Poyaud est prise par l'époux d'une fille Jarry : Eugène Damelon. Son fils, Paul Damelon, va développer l'entreprise de manière significative. La fille de Paul Damelon, mariée à Alexis Bonin, apporte à son époux la partie chaussure de l'entreprise et provoqua ainsi la première scission depuis la création de la tannerie. A la mort de Paul Damelon, lui succède Théophile Baudry, époux de Mademoiselle Berthe Bonin (nièce de Paul Damelon) et futur adjoint au Maire.  

En 1915, c'est l'année de construction de « La Villa Bleue » demeure du maitre tanneur, Théophile Baudry, sur l'emplacement de l'ancien logement patronal. Aujourd'hui, cette magnifique demeure est une chambre d'hôte.

La fabrique de chaussures est reprise par un voyageur de commerce de l'entreprise, Louis Ferez. 

En 1929, Fernand Ferez, fils de Louis Ferez, épouse Simone Baudry et s'associe avec son beau-père. L'entreprise prend le nom de « Etablissement Baudry Ferez ». Les usines de tanneries et de chaussures sont de nouveaux réunis. 

En raison de la pénurie de cuir pendant la guerre, l'activité de tannerie cesse au profit de la fabrication de chaussures à semelles de bois et d'une scierie, installée route de Nantes. Après le décès de Théophile Baudry, la société devient « Etablissement Ferez Baudry et Cie ».

En 1970, l'entreprise est vendue à François Petit. Mais peu de temps après, l'activité cesse complètement à cause de la crise.  

En parallèle de la tannerie, de nombreuses entreprises vont se développer sur le territoire en étroite collaboration avec le tissu industriel de la région (sur les départements du Maine et Loire, de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Loire-Atlantique). Ainsi les XIXe et XXe seront pour cette région à l'ouest de la France, l'existence d'un véritable pôle industriel autour du travail du cuir et de la fabrication de chaussures.

Le Mauléonais comptera deux tanneries: La tannerie JARREAU et la tannerie POYAUD. Six usines de chaussures verront le jour : l'Usine GRILLY PETIT, l'Usine la SOCIETE OUVRIERE,  l'usine GRILLY JOSEPH, l'usine DAMELON-FEREZ-BAUDRY, l'usine Madame MARTIN et l'Usine VIRONA. Deux ganteries existeront également, LANGER et MAPROTEC, ainsi qu'un atelier des Usines BOINOT à Niort. Deux entreprises de confections de vêtements s'installeront également  "IDEAL CUIR" et  "CUIR DE SEVRES".

Un magasin de vente de chaussures de la région avait également pris place dans les anciens locaux de l'usine de chaussures LA SOCIETE OUVRIERE: LE TROTTEUR. Quant au magasin CUIRS GUIGNARDS (vente de vêtements en cuir), il existe à Mauléon depuis 1955.